Une pure merveille de la Haute Horlogerie : la H1 Hydro Mechanics de HYT


La H1 Hydro Mechanics de HYT n’est pas une montre pas comme les autres. En effet, c’est une montre qui impressionne tant par son mécanisme de fonctionnement que par son design luxueux qui en fait un garde-temps très prestigieux. Utilisant la mécanique des fluides elle offre un décompte du temps à la limite de la perfection et extrêmement rare.

Nous connaissions déjà les clepsydres, les plus anciennes découvertes à ce jour datant de l’époque des pharaons. Ces instruments utilisaient l’eau pour décompter un temps de parole par exemple sur une courte durée. Son concurrent était le sablier…. Mais 3400 années supplémentaires ont dû s’écouler pour que l’on puisse à nouveau s’affranchir de la force de la gravité et faire le décompte du temps à l’aide d’un fluide dans une montre-bracelet mécanique. Le rêve de nombreux horloger matérialisé aujourd’hui par HYT avec sa H1 Hydro Mechanics:

La H1 Hydro Mechanics de HYT

Le principe de la H1 Hydro Mechanics

La mécanique des fluides qui se met aux services de la haute horlogerie, une utopie à priori, et pourtant c’est l’exploit qu’a brillamment réussi HYT avec sa H1. L’idée-force laminant le conformisme et balayant toutes les certitudes qui fut le fer de lance de HYT dans son invention est pourtant aussi simple que ceci : deux réservoirs flexibles soudés, fixés à chaque extrémité d’un capillaire. Dans l’un, un liquide transparent visqueux. Dans l’autre un liquide aqueux chargé de fluorescéine. Pour délimiter la frontière entre les deux : le ménisque. Pour les maintenir séparés : la force de répulsion des molécules de chaque fluide.
Les deux réservoirs sont situés à 6 heures, pendant que le premier se compresse l’autre se détend, et inversement. Ce qui entraîne le mouvement des fluides dans le capillaire. Le liquide fluorescent avance au fil des heures. Le point de rupture avec l’autre fluide dans le tube est marqué par le ménisque, en forme de demi-lune, ce qui permet d’avoir l’heure. Une fois que le cap de 18h est atteint, le liquide fluorescent, dans un mouvement rétrograde, revient en position initiale. Deux soufflets en alliage électro-déposé extrêmement résistants et souples, mus par un piston permettent d’actionner les réservoirs. Et c’est pour favoriser l’activation de ce mécanisme qu’intervient l’horlogerie.

L’architecture tridimensionnelle de la H1 Hydro Mechanics est dévoilée par une sculpturale glace saphir de 5 mm taillée dans la masse. Au centre se trouve le régulateur minute que chevauche une petite seconde exaltée qui rappelle furieusement une roue à eau. Comme déstructurée, la partie supérieure de la montre dicte une géométrie faite de reliefs et de strates. A 2h30, la charge disponible est découpée sur trois arcs de cercle par une réserve de marche de 65 heures.

Un mouvement mécanique pour actionner le système fluidique

Un mouvement mécanique savamment mis au point permet d’actionner le système fluidique de la H1 Hydro Mechanics. Logé dans la partie supérieure de la montre, il entraîne une came qui à son tour pousse le piston, qui vient actionner le soufflet. Ce chef-d’œuvre a été orchestré par Bruno Moutarlier, avec le concours de Jean-François Mojon et son équipe de Chronode SA. Le défi principal pour la conception de cette montre a été de trouver dans un circuit étanche et fermé une interface entre système fluidique et mouvement mécanique. D’abord il n’y avait que très peu de volume pour pouvoir les loger tous les deux. Ensuite il fallait les monter chacun à son tour pour leur permettre de garder leur autonomie, puis de les faire fonctionner ensemble. Une plutôt délicate intégration modulaire qui a été à la base d’autres contraintes, comme le montage par les côtés du cadran en deux parties.

De la conception à la réalisation : Convergence de deux mondes vers un objectif commun

Pour mettre au point cette montre formidable qu’est la H1 de HYT, il a fallu que de nombreux talents réunissent leurs forces autour d’un même objectif. Deux équipes en tout sous la direction de Bruno Moutarlier. Pour la partie fluidique : Preciflex, la société dépositaire des brevets créée par les fondateurs de HYT – Emmanuel Savioz, Lucien Vouillamoz et Patrick Berdoz. Pour épauler Preciflex : Helbling Technik, issu du domaine médical, où le fluid motion est utilisé dans certains traitements. Pour la partie horlogère : Jean-François Mojon et ses acolytes de Chronode.

A nouveau un chef d’œuvre sans nul doute. Attention avec une taille imposante pour un boitier de 48,8 mm de diamètre et un prix annoncé somme toute raisonnable: 35K€ pour une première disponibilité en septembre 2012.

 

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